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Film de legende300 (film)Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.Aller à : Navigation, Rechercher
300 est un film américain réalisé par Zack Snyder et sorti en 2007. Tiré du roman graphique de Frank Miller, 300, il donne une vision fantastique de la bataille des Thermopyles en -480. Dans les semaines qui ont précédé et suivi sa sortie, le film a soulevé une controverse portant sur la représentation des Perses dans le contexte international des tensions entre les États-Unis et l'Iran.
Synopsis [modifier]Léonidas est devenu roi de Sparte à la suite des épreuves rituelles spartiates dont il a triomphé. Il apprend d'un messager que le roi perse Xerxès envisage d'envahir la Grèce et de soumettre sa cité. Contre l'avis de l'oracle, il part à la rencontre de l'ennemi avec les 300 soldats qui composent sa garde personnelle. Il choisit de combattre l'armée ennemie dans le passage étroit et rocheux des Thermopyles. Face à l'armée gigantesque de l'envahisseur perse, la résistance est héroïque mais désespérée. Autour du film [modifier]Adaptation [modifier]Zack Snyder a réalisé le film courant 2006. Le film est réalisé avec les mêmes procédés techniques que le film Sin City lui-même adapté de la bande dessinée de Frank Miller, avec l'utilisation massive d'images de synthèse. Même si toutes les scènes présentes dans la bande dessinée originale sont fidèlement reconstituées sur le grand écran, le scénario a été complété de quelques personnages et scènes supplémentaires :
Lieux de tournage [modifier]Le film a été tourné aux Ice Storm Studios de Montréal[1]. Box-office [modifier]Le film a rapporté 210 614 939 $ aux États-Unis et 456 068 181 $ dans le monde entier[2]. Controverse [modifier]Critiques iraniennes [modifier]Le film, bien que non encore diffusé en Iran, a soulevé des critiques de la part du gouvernement et des intellectuels Iraniens[3],[4],[5],[6],[7]. La principale critique porte sur le travestissement de la réalité historique, associé à une critique plus politique : celle de tenter de porter atteinte à l'image de l'Iran dans un contexte politique tendu entre ce pays et les États-Unis. En effet, la représentation qui est faite des Perses à la période achéménide est fausse. Cette période est considérée comme un âge d'or dans l'histoire de l'Iran, avec en particulier l'écriture sur le Cylindre de Cyrus de ce qui est considéré comme la première déclaration des droits de l'homme. Dans le roman graphique dont est inspiré le film, les Perses sont dépeints comme une horde barbare, décadente, opposés aux nobles grecs. De manière générale, le film ne respecte ni les costumes ni les coiffures perses de l'époque achéménide. D'un point de vue plus politique, Javad Shamghadri, conseiller culturel du président Mahmoud Ahmadinejad, a déclaré que les États-Unis essayaient de modifier la réalité historique afin d'humilier l'Iran. Le quotidien Āyande No a dit dans ses pages que « le film dépeint les Iraniens comme des démons sans culture, sans sentiments et sans humanité, qui ne pensent à rien d'autre qu'à attaquer les autres nations et à tuer », ce que le journal assimile à « un nouvel effort pour discréditer le peuple iranien et sa civilisation vis-à-vis de l'opinion publique internationale à un moment où les menaces américaines contre l'Iran s'intensifient »[8]. Autres critiques [modifier]D'autres critiques ont été émises à propos de ce film, qui se concentrent sur divers aspects. Le journal The Arab American News parle d'« une propagande guerrière irréfléchie » (mindless war propaganda)[9]. Ephraim Lytle, professeur d'histoire hellénique à l'Université de Toronto, écrit que « la manière dont le film idéalise sélectivement les Spartiates est troublante »[10], notamment sur les points suivants :
L'idéalisation de certains éléments dans le film est également critiquée par Touraj Daryāi, professeur d'histoire antique à l'Université de Californie à Fullerton. Il critique le thème central du film, à savoir l'opposition entre le monde « libre » et « aimant la démocratie » représenté par les Spartiates d'un côté et le monde d'esclavagistes perse de l'autre[11]. Il réfute cette vision par les arguments suivants :
On peut ajouter que le rôle majeur dans les deux guerres des Grecs contre les Perses (490-475) a été joué par les Athéniens, que le film décrit comme des philosophes homosexuels, et que dans la première phase de la guerre en 490, Sparte a préféré ne pas participer à Marathon et se barricader dans le Péloponnèse, évènements qui ne sont pas évoqués dans le film. D'autres critiques s'attardent sur l'aspect fascisant du film. Pour Kyle Smith, du New York Post, « Le film aurait plu aux Jeunesses hitlériennes (Adolf's boys) ». Dana Stevens, dans Slate, compare 300 au film de propagande national-socialiste Der ewige Jude (Le Juif éternel[12]). Roger Moore, critique de cinéma à l'Orlando Sentinel, considère que le film correspond à la définition que donne Susan Sontag de l'art fasciste[13]. En réponse à ces critiques, le réalisateur, les producteurs du film et l'auteur de la bande dessinée ont souligné que cette adaptation cinématographique d'une bande dessinée n'est qu'une version Heroic fantasy de la bataille des Thermopyles et qu'il n'y avait aucun aspect historique à retenir du film[14]. Dans une interview en mars 2007, Frank Miller, interrogé au sujet de la situation politique des États-Unis, fait remarquer que les États-Unis se comportent comme un empire en déclin, et que les grandes civilisations ne sont jamais conquises mais qu'elles se désagrègent de l'intérieur. Il rappelle aussi que la guerre de l'empire américain contre l'Irak, tout comme la Seconde Guerre mondiale, s'inscrit dans une lutte contre un fascisme global[15]. Il est également bon de rappeler que le film est la transposition d'un comics, lui-même transposition du récit d'un fait historique. De plus, le film se situe du point de vue spartiate et fait donc la part belle à ceux-ci au détriment de leurs adversaires en exagérant leurs défauts supposés, comme nombre de récits du point de vue du « vainqueur ».
La Ligne verte (film)Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.Aller à : Navigation, Rechercher
La Ligne verte (The Green Mile) est un film fantastique américain de Frank Darabont sorti en 1999 adaptant le roman-feuilleton homonyme de Stephen King.
Résumé [modifier]En 1935, Paul Edgecombe est gardien-chef au bloc E, celui des condamnés à la chaise électrique, du pénitencier de Cold Mountain en Louisiane. Un jour, un nouveau détenu arrive. Il s'agit de John Caffey, un colosse noir, condamné pour le viol et le meurtre de deux jumelles. Cependant, ces faits offrent un contraste très troublant avec la douceur et la gentillesse de John qui, semble-t-il, paraît doté de pouvoirs surnaturels. De leur côté, à part le jeune et cynique Percy Wetmore, toujours près à se procurer des ennuis, Edgecombe et son équipe doutent que John soit coupable...
John Caffey passe pour un meurtrier « demeuré ». Il a peur du noir. Mais le déroulement de l'histoire prouvera que ce n'est pas totalement vrai... Dans le bloc E que Paul Edgecombe dirige, celui des condamnés à morts, Paul tient à ce que les prisonniers jouissent malgré tout d'un environnement paisible et "humain". Percy, nouveau gardien sous les ordres de Paul, perturbe cette organisation bien huilée, notamment par la perversité dont il fait preuve envers les détenus. Mais, ni Paul ni Hal Moores, le Directeur du pénitencier ne peuvent agir contre lui, car il est "protégé" par sa famille, en particulier sa tante, dont le mari est le gouverneur de l'Etat de Louisiane. Hal, ami intime de Paul, lui apprend que sa femme a une tumeur cérébrale, inopérable. Quant à lui, Paul souffre d'une infection urinaire qui, non seulement le fait terriblement souffrir, mais en plus met à mal sa vie de couple. Un jour, John le soigne d'une manière miraculeuse : il l'empoigne et pose sa main sur l'endroit atteint, puis recrache le « mal » sous forme de particules noires. John lui explique qu'il a ce don depuis tout petit, et qu'il ne sait pas d'où il vient. C'est le début des doutes de Paul, il commence à penser que John n'est pas coupable ... Un prisonnier français, Édouard Delacroix, se lie d'amitié avec une souris, qu'il nomme Mister Jingle. Percy profite de la première occasion qui s'offre à lui pour écraser sauvagement le malheureux compagnon d'infortune d'Édouard. Mais John le ressuscite, faisant preuve une seconde fois de ses pouvoirs surnaturels. Un autre jour, Paul et son équipe vont chercher un prisonnier particulièrement dangereux, William Wharton, qui se surnomme lui-même « Billy the Kid », condamné à mort pour le meurtre d'un homme et d'une femme enceinte dans un hold-up. Quand ils le prennent en charge, William semble complètement anéanti, certainement drogué par une forte dose de calmants. Mais en arrivant dans le bloc "E", il se jette sournoisement sur un gardien, Dean Stanton, pour l'étrangler. Alors que Percy peut maitrîser William Wharton il ne fît rien, de toute évidence tétanisé par sa lâcheté. Heureusement, les autres gardiens font preuve de plus de sang froid et réussissent finalement à délivrer leur collègue et à maîtriser le nouveau venu. Un autre jour, William attrape Percy, « pour s'amuser » dit-il, profitant que celui-ci passe trop près des barreaux de sa cellule. Percy a eu tellement peur qu'il en mouille son pantalon sous le regard éberlué des ses collègues. Paul intervient. Percy les menace alors tous de les faire renvoyer grâce à ses relations, s'ils ébruitent la nouvelle. En contrepartie, Paul fait jurer à Percy de demander sa mutation à l'hôpital psychiatrique de Briar Ridge dans un poste administratif, Percy accepte si Paul le laisse diriger la prochaine exécution. Lors de l'exécution de Delacroix, Percy prend donc les commandes. Poussé par sa méchanceté perverse, il s'abstient de mouiller l'éponge que l'on pose sur le crâne des condamnés afin que la décharge électrique aille directement au cerveau et les tue le plus rapidement possible. Delacroix meurt finalement carbonisé, après de très longues minutes d'une torture inhumaine, provoquant l'indignation des témoins de l'exécution, la haine de tous ses collègues et l'immense douleur de John (qui a, à cause de ses pouvoirs, ressenti toute la douleur de Delacroix). La maladie de la femme de Hal mettant en péril de plus en plus sévèrement sa vie, Paul a l'idée d'utiliser les pouvoirs de John pour la soigner. Mais comment s'y prendre ? Jamais Hal n'acceptera cette idée : il aurait bien trop peur que John s'en prenne à sa femme. Paul, aidé par ses collègues qu'il a convaincus de l'innocence de Caffey, entreprend alors d'emmener John, de nuit et clandestinement, au chevet de la femme de Hal. John guérit Mélinda Moore, sous les yeux de son mari, mais cette fois, il ne recrache pas le « mal » sous forme de petites particules noires. Au retour de cette expédition, John est épuisé, plus encore qu'après ses interventions précédentes. William Wharton profite de cet état de faiblesse pour attraper John par le bras, à travers ses barreaux, mais ce contact permet à Caffey d'avoir la révélation que c'est Wharton qui est coupable du double viol et assassinat pour lequel John a été condamné. Ayant conservé en lui le « mal » de la femme de Hal Moores, John le transmet à Percy, prenant ainsi le contrôle sur lui : Percy abat alors sauvagement William Wharton. Percy finira par recracher le « mal », mais ne s'en remettra pas il restera toute sa vie dans un état catatonique et finira à l'hôpital psychiatrique de Briar Ridge... non pas en tant qu'employé, comme prévu après l'exécution de Delacroix, mais en tant que patient. Paul ne peut se résoudre à l'idée d'exécuter John, qu'il sait dorénavant, de manière certaine, innocent. Il est hanté par l'idée du jugement dernier, celui au cours duquel il devra lui-même rendre compte de ses actes. La veille de son exécution, Paul et ses collègues demandent donc à John s'il veut qu'ils le fassent évader. Mais John refuse. Il déclare ressentir la haine de l'humanité, qui lui provoque des effets semblables à "des bourdonnements d'abeilles" ou des "bouts de verre dans la tête", ce qui lui procure une souffrance physique et morale atroce. Il pense que seul la mort peut le délivrer de ces maux. Sur la chaise électrique, John refuse la cagoule que l'on pose sur la tête des exécutés. Il a toujours peur du noir. Paul accepte cette dernière volonté et lui serre une dernière fois la main alors même qu'elle est attachée à la chaise de la mort. Paul et ses collègues lui souhaitent le paradis... Paul et ses collègues du bloc E n'accepteront plus jamais de tenir le rôle de bourreaux. Paul et Brutus demandent leur mutation dans une maison pour jeunes délinquants, préfèrant dorénavant éduquer les enfants plutôt que d'avoir à les exécuter une fois devenus criminels. Dean Stanton, quant à lui demande sa mutation au bloc C. Paul, à plus de 108 ans, se rend dans une petite cabane. Une souris apparaît : c'est Mister Jingle. John, lorsqu'il a soigné Paul et la souris, leur a aussi permis d'avoir une durée de vie exceptionnellement longue. Bien sûr, il n'est pas immortel, mais il ne peut savoir quand il mourra... Fiche technique [modifier]
Distribution [modifier]
Autour du film [modifier]
Différences entre le film et le roman [modifier]
Le Mercredi 18 Février 2009
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